Anschluss oder Abschottung?

Soll das Schweizer Emissionshandelssystem mit dem europäischen verknüpft werden? Was wären die Konsequenzen einer Verknüpfung gegenüber einem Alleingang der Schweiz?

Sowohl die Schweiz als auch die EU haben sich verpflichtet, bis 2020 ihre Treibhausgasemissionen um 20% gegenüber 1990 zu reduzieren. Um dieses Ziel zu erreichen, hat die EU ein Emissionshandelssystem (European Emission Trading System, EU ETS) eingeführt. Dabei werden Zertifikate ausgestellt, welche die Emission einer bestimmten Menge CO2 erlauben. Diese Zertifikate können gehandelt werden, wodurch ein Preis für den Ausstoss von CO2 entsteht. Je höher der Preis, desto grösser ist der Anreiz zur Emissionsreduktion und zur Förderung von CO2-armen Technologien. Um politisch vertretbar zu sein, muss sich der Preis jedoch in einem für die Wirtschaft tragbaren Bereich bewegen, das heisst, er darf nicht zu hoch sein.

Die Schweiz hat ebenfalls ein Emissionshandelssystem (CH EHS) eingeführt, welches in seiner Funktionsweise stark dem EU ETS gleicht. Um den Markt für den Zertifikatshandel zu vergrössern, strebt die Schweiz eine Kopplung der beiden Systeme an. Die technischen Aspekte einer Verknüpfung der beiden Systeme sind mittlerweile geklärt. Ob eine Verknüpfung stattfinden soll ist somit eine politische Frage. Im vorliegenden Diskussionspapier gehen wir folgenden Fragen nach:

Soll das Schweizer Emissionshandelssystem mit dem europäischen verknüpft werden? Was wären die Konsequenzen einer Verknüpfung gegenüber einem Alleingang der Schweiz?

Falls keine Kopplung erfolgt, muss die Schweiz entweder ihre Reduktionsvorga-
ben komplett im Inland erfüllen oder einen bedeutenden Teil der Emissionsreduktion über den Clean Development Mechanism (CDM), neue internationale Mechanismen mit Entwicklungsländern, vereinbaren. Im ersten Fall würde durch den hohen Preis die heimische Wirtschaft übermässig belastet. Im zweiten Fall wäre die Emissionsreduktion aufgrund der fragwürdigen Effektivität der CDM-Zertifikate nicht gesichert.

Wir plädieren deshalb dafür, die beiden Systeme zu koppeln.

Durch die Kopplung wird die gegenwärtig unklare Situation beendet und Planungssicherheit für die betroffenen Schweizer Unternehmen geschaffen. Zwar kann der niedrigere Preis im EU ETS kurzfristig die Wirksamkeit des CH EHS schwächen. Aufgrund der bisher durchgeführten und geplanten Reformen des EU ETS kann jedoch davon ausgegangen werden, dass sich der Preis für Zertifikate in den kommenden Jahren auf einem etwas höheren Niveau stabilisieren wird. Da die Systeme jedoch bloss gekoppelt werden und kein Beitritt der Schweiz zum EU ETS erfolgt, kann sich die Schweiz allerdings auch weiterhin nur indirekt für Reformen des EU ETS einsetzen.

Voraussetzung für eine Kopplung der beiden Systeme ist, dass die offenen Fragen zur Personenfreizügigkeit zwischen der Schweiz und der EU geklärt werden. Eine rasche Einigung mit der EU über die Zuwanderung ist somit auch für eine effiziente Klimapolitik unabdingbar.

***version française***

Aussi bien la Suisse que l’Union Européenne (UE) se sont engagées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 20% par rapport au niveau de 1990. Afin d’atteindre ce but, l’UE a lancé un système d’échange de quotas d’émission (European Emission Trading System, EU ETS). En parallèle, des certificats autorisant l’émission d’une certaine quantité de CO2 seront distribués. Les Etats pourront s’échanger leurs certificats, ce qui explique que des émissions de CO2 ont été monétisées. Plus le prix est élevé, plus l’attrait à réduire son émission et à promouvoir la recherche des technologies réduisant le CO2 est élevé. Pour que cela soit politiquement acceptable, le prix doit pouvoir se justifier économiquement et donc il ne doit pas être trop élevé.

La Suisse a également développé un système d’échange de quotas d’émission (CH SEQE) très similaire au EU ETS dans son fonctionnement. Afin d’agrandir le marché pour l’échange de certificats, la Suisse envisage de faire un couplage de ces deux systèmes. Les aspects techniques de ce couplage ont déjà été clarifiés. La question de savoir si une telle association devrait avoir lieu n’est par conséquent plus qu’une question politique. Dans cette étude, les questions suivantes sont discutées:

Est-ce que le système d’échange de quotas d’émission de la Suisse devrait être couplé à celui de l’UE? Quelles seraient les conséquences d’un couplage versus une initiative individuelle de la Suisse?

S’il n’y a pas de couplage, la Suisse devra soit réaliser entièrement ses objectifs de réduction d’émission à l’intérieur du pays, soit atteindre au moins une partie significative de la réduction des émissions à l’aide du Clean Development Mechanism (CDM) et se mettre d’accord sur de nouveaux mécanismes internationaux avec des pays en développement. Dans le premier cas, l’économie nationale serait sous pression à cause des prix élevés. Dans le deuxième, la réduction des émissions ne serait pas garantie en raison de l’efficacité douteuse du certificat CDM.

Ainsi, nous plaidons pour que ces deux systèmes soient couplés.

Ce couplage mettra fin à la situation actuellement difficile, et assurera une sécurité de planification pour la société suisse concernée. Certes, la baisse des prix dans l’EU ETS peut affaiblir temporairement l’efficacité du CH SEQE. Etant donné que des réformes de l’EU ETS ont déjà été mises en oeuvre et planifiées, il peut être supposé que le prix des quotas, dans les années à venir, va se stabiliser à un niveau légèrement plus élevé. Si les systèmes sont simplement couplés et qu’aucune adhésion n’a de succès, la Suisse pourra tout de même continuer à mettre indirectement en place la réforme de l’EU ETS. Une condition préalable pour un couplage des deux systèmes est que les questions sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l’UE soient clarifiées. Un accord rapide avec l’EU sur l’immigration est donc également essentiel pour que la politique climatique soit efficace.